Coup de pouce à la protection des ressources du lagon

December 9, 2016

PEW et TE ORA NAHO- FAPE s'associent pour soutenir des initiatives de préservation marine.

 

Une aide financière aux projets d'associations et autres personnes de la société civile est proposée pour une enveloppe maximale de 500 000 FCP par projet.

Date limite de dépôt des demandes le 15 février 2017.

 

 

Particuliers, associations , groupements, écoles...  si vous agissez pour la préservation de nos espèces et espaces du lagon, ou si vous souhaitez en faire la promotion, sachez que vous pouvez être aidés financièrement pour vos actions à venir, en particulier en matière de communication, sensibilisation, éducation, recherche...qui puissent mettre en oeuvre des traditions culturelles du fenua et faire appel notamment au concept de "rahui".

 

Depuis 3 ans,  l'ONG Pew finance des activités de recherche, de consultation et d’éducation en Polynésie française, dans le sens de la préservation des écosystèmes marins.

La F.A.P.E "Te Ora Naho" (Fédération des Associations de Protection de l’Environnement de Polynésie française) a pour objectif de promouvoir la vie associative dans le domaine de l’environnement et de la protection de la nature.

Pew et Te Ora Naho sont très attachés à la promotion des valeurs culturelles et à la participation citoyenne à la préservation des écosystèmes.

Ils proposent aujourd’hui de financer 10 projets portés par la société civile pour contribuer à la protection des lagons.

Les projets présentés devront contribuer à préserver les ressources marines côtières de Polynésie française, dans le respect des réglementations et des compétences du Pays.

 

Des exemples de projets:

1. Réunions, événements et consultations avec des parties prenantes locales pour promouvoir la protection des ressources côtières.
2. Création de supports de communication brochures, photographies et vidéos sur des initiatives de protection des ressources côtières.
3. Activités d’éducation et de sensibilisation à la protection des ressources côtières.
4. Activités de préservation d'un espace ou d'une espèce.
5. Études scientifiques, inventaires biologiques ou analyses socio-économiques liées à des zones de protection des ressources côtières.

 

Chaque projet aura une dotation maximale de 500 000  FCFP.

 

La date limite pour la soumission des projets est fixée au 15 février 2017. Les consignes pour le dépôt de candidature sont téléchargeables ci après.

Détails de l'appel  projets cliquez ici

Dossier de candidature cliquez ici

 

Une réunion d’information sur cette initiative et appel à projets aura lieu au bureau de Pew Polynésie à la Gare maritime (Niveau R+2, Bureau 14):

 le jeudi 15 décembre 2016 à 8h30. 

 

L’entrée est libre, bienvenue!

 

 

Le concept de Rahui

 

Crédit photo: Jean- Paul MASSINON, La Dépêche de Tahiti

 

Pratiqué depuis les temps anciens, le rāhui est une composante majeure de la culture polynésienne. Ce concept consiste à restreindre l’usage d’une ressource naturelle pour sa préservation, sa régénération et pour son exploitation durable par l’ensemble d’une communauté. Il était pratiqué dans presque tout le triangle polynésien mais a disparu dans la plupart des îles.  Le rāhui semble être une mesure efficace pour protéger collectivement les ressources marines côtières de Polynésie française, dans le respect de la culture traditionnelle.

 

Définition et brève histoire du "rahui" (source: Revue Hiro'a)

 

"Le rahui est un interdit,une sous-catégorie du tapu.

On retrouve ce terme dans tout le triangle polynésien, mais avec des définitions plus ou moins changeantes.

La signification du rahui a évolué, au cours de la longue histoire polynésienne au moins depuis le Xème siècle en plus de varier d’une île à une autre.

Par exemple, aux Tuamotu pendant le XIXème siècle, le rahui est un lieu, on « va » au rahui (ou au secteur), et, comme dans l’archipel de la société, il désigne une prohibition, une restriction temporaire.

Autrefois, le rahui régulait l’usage de la mer et de la terre, laissant le temps aux ressources de se régénérer avant d’être exploitées par les hommes, n’en retirant que le nécessaire.

Ancestral et communautaire, ce mode de gestion des ressources maritimes et terrestres a été progressivement délaissé car moins en phase avec une population de plus en plus nombreuse et davantage portée sur le profit.

Le rahui coïncide tout simplement avec le développement durable dont il est impératif, d’une manière ou d’une autre, de (re)trouver le chemin aujourd’hui, si l’on ne veut pas voir nos ressources péricliter dangereusement."

 

http://www.culture-patrimoine.pf/IMG/pdf/Avancer_au_rythme_des_Rahui.pdf

 

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