Les conséquences réelles des essais nucléaires en question

Dernière mise à jour : 4 mai 2021


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Une enquête indépendante sur les essais nucléaires atmosphériques réalisés de 1966 à 1974 en Polynésie française, pose question sur les données de contamination retenues jusqu’à présent par le CEA.

Elles auraient été largement sous-évaluées.

Les niveaux de contamination auraient été plus forts et le nombre de personnes exposées beaucoup plus important. C’est ce que nous a dévoilé l’enquête du livre intitulé TOXIQUE.


Suite à cette parution et à la demande du président de la Polynésie française, une table ronde sera organisée au plus haut sommet de l’Etat au mois de juin à Paris.


Les effets sanitaires et les conditions d’indemnisation des victimes méritent d’être prioritairement remis à plat à la lumière de ces nouvelles analyses. Si nos gouvernants locaux sont soucieux des conséquences sur l’économie polynésienne et sur la société polynésienne, il ne faut pas oublier d’y inclure l’héritage toxique environnemental des réservoirs de stockage de radioactivité que constituent Moruroa et Fangataufa, suite aux essais souterrains.


UNE PUBLICATION CHOC


Une enquête sur les essais nucléaires en Polynésie française a été réalisé par le média d’investigation DISCLOSE . Pendant deux ans, le journaliste Tomas Statius et le chercheur spécialiste du nucléaire militaire à l’université de Princeton Sébastien Philippe ont analysé 2000 documents d’archives militaires déclassifiés en 2013, avec le support de l’ONG Interprt spécialisée dans les écocides, dans un livre intitulé TOXIQUE.


La communication dans les médias autour du livre a permis de relancer le débat sur le sujet, localement, et plus remarquable, jusqu’au plus haut niveau national. Davantage de citoyens français sont donc désormais au courant des dégâts de la bombe.



CONSEQUENCES SANITAIRES


Ceux qui répondent que cette enquête n’apporte rien de nouveau n’ont sans doute pas lu le livre.


Certaines informations ont été portées à la connaissance de la population sur les trajectoires de déplacement des nuages radioactifs après chaque essai atmosphérique (46 essais de 1966 à 1974), dans des rapports publiés en 2006 et en 2013, après la déclassification de certaines archives (contamination de Mangareva dès le 1er essai « Aldébaran » en 1966 et par quatre autres essais par la suite… puis de Tahiti lors de l’essai « Centaure » en 1974…etc). Cependant, ces informations n’ont fait l’objet d’aucune analyse neutre et approfondie. Le livre TOXIQUE répond à cet objectif et apporte, entre autres informations, les nouveaux éléments suivants :


1. Des niveaux de contamination sous-évalués :